Une conséquence directe à la découverte du coronavirus mutant :

Ainsi et en conséquence directe avec les mesures prises contre le Royaume-Uni et prononcées au cours des dernières heures par différents pays dont la France, le cours du pétrole a chuté en début de séance ce lundi. Cette baisse intervient en effet alors que des limitations de déplacements ont été imposées à la suite d’une nouvelle pandémie dans le pays impliquant une variante inconnue de la Covid-19. Le premier impact de cette actualité sera en effet des difficultés de relance économique.

Ainsi et durant la matinée, le baril de pétrole Brent de la mer du Nord pour livraison en février a perdu 5.44% de sa valeur à Londres et cotait à 49.52 dollars. Le pétrole brut américain a quant à lui reculé de 5.13% et s’affichait ainsi à 46.58 dollars.

En effet, le marché semble aujourd’hui inquiet au sujet de cette variante du coronavirus qui a été détectée au Royaume Uni et qui éclipse l’accord du congrès américain sur le plan de soutien à l’économie. Le pays est en effet actuellement la cible d’une souche plus contagieuse de coronavirus et se retrouve de nouveau coupé du monde suite à la décision de plusieurs pays de suspendre leurs liaisons avec celui-ci.

 

Une surestimation de la reprise sur le marché pétrolier :

Comme nous venons de le voir, ce sont surtout les interdictions de déplacements provoquées par cette nouvelle vague de pandémie qui ont entrainé la chute des prix du pétrole brut cette année étant donné que les consommateurs n’utilisaient plus leurs moyens de transports habituels.

Mais cette nouvelle mutation du virus vient carrément effacer les espoirs d’une véritable reprise de la demande suggérée par le début des campagnes de vaccination et qui avaient permis au pétrole brut de regagner 40% de sa valeur depuis le mois de novembre.

Mais d’autres éléments en cause sont aussi identifiés. On retiendra notamment que la valeur du dollar, considéré comme une valeur refuge, a monté ce lundi, ce qui a rendu le prix du pétrole plus cher pour les investisseurs dans d’autres devises. Face à ces données, le plan de soutien à l’économie américaine sur lequel le congrès s’est accordé et qui concernerait 900 milliards de dollars d’apport au premier consommateur de pétrole dans le monde, a été éclipsé.

Selon certains analystes spécialistes de ce secteur, le marché du pétrole s’est sans doute trop projeté dans l’avenir en ignorant les données actuelles et les difficultés de l’économies alors que les campagnes de vaccination n’en sont qu’à leurs débuts.