Les cours continuent de grimper :

Le conflit actuel avait déjà perturbé la réunion de jeudi dernier ainsi que celle de vendredi. Rappelons que la stratégie adoptée par l’OPEP+ depuis le mois d’avril 2020 consiste avant tout en une réduction drastique de la production puis en un retour à une production normale par palier mensuel. Cette stratégie a ainsi permis aux cours de reprendre des niveaux plus acceptables après leur forte chute en pleine pandémie.

Le prix des pétroles de référence Brent et WTI évolue ainsi désormais au-dessus du niveau des 76 dollars par baril, ce qui représente une hausse de plus de 50% depuis le début de l’année 2021.

Ce lundi et juste avant la clôture avancée du marché à cause de l’Independance Day aux Etats-Unis, les cours continuaient d’ailleurs à grimper. Une absence d’accord des membres de l’OPEP+ pourrait entrainer un report de la production de juillet sur le mois d’août, ce qui aurait pour effet de resserrer davantage le marché avec un risque de surchauffe important.

 

Des négociations toujours en cours actuellement :

Notons également que le fait que ce report ait été annoncé avec un peu de retard est sans aucun doute le signe que les négociations se poursuivent en marge de la réunion et que des efforts sont sans doute produits pour permettre de parvenir à un consensus.

Les discussions concernant le prolongement de cet accord au-delà du mois d’avril 2022 et qui ont hérissé le gouvernement d’Abou Dhabi pourraient toutefois s’avérer longues et complexes. Certains analystes estiment même que ce troisième report pourrait conduire à un effondrement de cet accord.

Il faudra également avoir conscience d’une autre problématique à laquelle l’OPEP+ fait face aujourd’hui avec une réelle reprise de la demande mais qui reste fragile et le retour possible à moyen terme des exportations de l’Iran. L’organisation dispose toutefois des ressources nécessaires pour gérer cette crise comme ce fut le cas en 2020 avec le conflit qui opposait Moscou et Ryad et qui a provoqué une guerre des prix.