Le point sur le marché pétrolier en ce milieu de semaine :

Ainsi et après cette publication majeure et très suivie des investisseurs, le baril de pétrole Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé la séance de ce mercredi 26 mai à 68.87 dollars sur le marché de Londres soit une hausse de l’ordre de 22 cents ou 0.32% par rapport à sa clôture de la veille.

En ce qui concerne le brut américain, le baril de WTI également pour livraison en juillet a quant à lui terminé la journée à 66.21 dollars soit une hausse de 14 cents ou 0.21% par rapport à sa clôture de mardi.

Ce sont bien entendu les données en provenance des stocks américains qui ont provoqué cette légère reprise des cours. Rappelons en effet que les données hebdomadaires sur les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis qui ont été publiés hier par l’EIA ou Agence Américaine d’information sur l’Energie ont montré que les réserves commerciales étaient en net baisse de 1.7 million de barils alors même que les experts s’attendaient à une baisse de seulement un million de barils.

Dans le même temps, on a pu observer une baisse des stocks d’essence ce qui vient renforcer le sentiment d’une progression à la hausse de la demande en carburant alors que débute la saison des déplacements d’été dans le pays et qui commence, aux Etats-Unis lors du jour férié du Mémorial Day soit le 31 mai.

 

Les négociations à propos du nucléaire iranien suivies de près :

Aujourd’hui, les investisseurs sur le pétrole continuent cependant de suivre de près et avec une certaine inquiétude les négociations en cours en ce qui concerne le nucléaire iranien. En effet, le simple fait d’envisager un retour prochain de l’offre de pétrole de l’Iran freine actuellement une éventuelle flambée des prix du brut comme l’indiquent certains analystes spécialisés dans l’or noir.

Rappelons en effet que pour le moment, les Etats-Unis appliquent un embargo sur l’industrie pétrolière iranienne. Or, une amélioration des relations entre les deux pays pourrait conduire à un allègement de ces sanctions et donc à une arrivée sur le marché d’un volume très important de pétrole, ce qui contribuerait à faire baisser le prix.

Notons finalement que le baril de pétrole a également bénéficié d’un dollar faible qui le rend meilleur marché mais aussi de la situation sanitaire très suivie des investisseurs sur cette matière première et qui tendait à s’améliorer ces dernières semaines. Malheureusement, le variant indien du coronavirus qui a été détecté en Inde pour la première fois a été officiellement signalé dans 53 autres pays comme l’a annoncé l’OMS dans un rapport publié hier. Cette mauvaise nouvelle peut donc laisser craindre le pire.