Un accord qui se déroulera en trois étapes :

En ce qui concerne la France, l’arrêt du soutien à ces exportations sera progressif et se fera en trois temps avec une première étape déjà franchie en janvier 2021 et qui a interdit le soutient public à l’export du pétrole lourd et des sables bitumeux. En 2025, c’est la prohibition qui frappera le pétrole et en 2035, le gaz sera également concerné. Cette transition progressive tient en effet compte des 50 000 salariés directement concernés.

Bien entendu, la stratégie française je portera ses fruits sur le climat que si d’autres pays l’appliquent également. C’est donc désormais une approche collective qui est mise en place. Emmanuel Macron envisage en effet de rallier Joe Biden à cette cause afin de renforcer l’alliance. Sur le plan européen, seule l’Italie n’a pas, pour le moment, rejoint le projet à cause de réflexions pas assez avancées.

 

Les garanties d’export aux sommes importantes :

Utilisés pour orienter l’industrie, les financements export sont un outil essentiel de la puissance publique et permettent de soutenir les entreprises de manière directe ou par des garanties contre les risques que les bailleurs de fonds et assureurs privés ne peuvent pas assumer à cause de la situation économique ou politique du pays.

Au total, ces sommes représentent entre 200 et 300 milliards d’euros chaque année avec seulement 400 millions pour la France. L’alliance des 7 pays en passe d’être créée va peser plus lourd soit 45% de tous les financements des pays de l’OCDE. Et si les Etats-Unis s’y rallient, l’effet serait colossal.

Les sept pays signataires vont ainsi signer trois engagement avec premièrement l’engagement de cesser à moyen terme le soutien à l’export des énergies fossiles en prenant le temps de la transition. Le Royaume-Uni a décidé de laisser davantage de temps pour cela aux PME qu’aux grands groupes.

Le deuxième engagement est celui de soutenir des projets durables avec un bonus climatique pour les opérations industrielles vertueuses. Enfin, le troisième engagement concerne la transparence avec la publication régulière de l’empreinte carbone complète de leurs soutiens aux exports.

Le problème reste cependant entier en ce qui concerne le charbon, combustible principal pour la production d’électricité dans le monde dont en Asie et qui est financé en majeure partie par la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Ce financement export des centrales à charbon n’est ainsi interdit que par quelques agences de crédits dont la France, le Canada, le Royaume-Uni et la Suède.