Une décision mitigée et qui appelle à la prudence :

Cette augmentation est donc en-deça des attentes des analystes qui tablaient sur une reprise plus importante. En effet, les volumes retirés du marché par l’OPEP+ étaient de 7.2 millions de barils par jour en moins au mois de janvier et passera à 7.125 millions de barils en moins en février puis à 7.05 millions de barils en moins en mars. C’est en effet ces chiffres qui ont été annoncés hier par le cartel à la suite du premier sommet de cette nouvelle année 2021. Ce résultat appelle à la prudence face à la crise sanitaire.

A ce titre, le ministre de l’énergie Abdelaziz ben Salmana a déclaré lors d’une conférence de presse que Ryad a décidé d’entamer son propre quota sur la période à hauteur d’un million de barils par jour afin de ne pas entrainer une offre trop importante dans un contexte de reprise fragile de la demande.

C’est donc finalement un compromis qui a été trouvé par les membres de l’organisation à l’issue d’un cycle de réunions de deux jours.

 

Les cours des barils de Brent et WTI s’envolent après cette annonce :

Durant la séance d’hier, nous avons pu voir une hausse des cours du pétrole brut à la suite de cette décision de l’OPEP. En effet, le baril de WTI a ainsi passé la barre des 50 dollars du baril pour la première fois depuis 10 mois en réponse à la décision d’augmentation très légère de l’OPEP. Quant au baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, il a pris 4.91% de sa valeur soit 2.51 dollars comparativement à sa clôture de lundi, à 53.60 dollars et peu après avoir touché les 53.76 dollars soit un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis le 3 mars dernier.

Il faut dire que les marchés avaient anticipé une hausse plus importante de ces quotas de production et les mouvements observés sont donc des corrections haussières des positions prises durant les jours précédents.

Le cartel a en effet appelé à la prudence et affirme son objectif d’ajuster l’offre en pétrole mois par mois dans le but de soutenir les prix du brut face à un contexte sanitaire et économique encore très incertain, notamment à cause du troisième confinement dans certains pays d’Europe. L’approche du groupe se veut en effet plus conservatrice dans ce contexte très particulier. Les marchés ont ainsi réagi dans le sens espéré avec un bon soutien des prix de l’or noir qui satisfait sans doute les membres de l’OPEP+ qui tablaient sur une telle réaction.