Atteinte d’un plus haut depuis deux ans :

C’est durant la matinée de ce mardi 22 juin que la barre des 75 dollars a été franchie par le baril de pétrole brut. C’est la première fois que l’or noir atteint ce niveau depuis le mois d’avril 2019. Cette hausse est sans doute à rapprocher des négociations sur le nucléaire iranien qui sont toujours en cours depuis l’élection de l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi.

Ainsi et ce matin à 9h, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a atteint les 75.30 dollars, soit son plus haut niveau depuis deux ans. Il a ensuite légèrement reculé à 74.78 dollars vers 10h40 soit une perte de 0.16%.

En ce qui concerne le pétrole américain, le baril de WTI pour livraison en juillet et dont c’est le dernier jour de cotation, a perdu 0.43% avec une cotation à 73.34 dollars après l’atteinte, hier, d’un pic à 73.96 dollars soit un plus haut depuis octobre 2018.

 

Les raisons de cette tendance haussière qui se poursuit :

Du côté des causes de cette hausse des prix de l’or noir, on sait que le cours continue de grimper à cause de l’idée que l’élection de Ebrahim Raïssi complique actuellement les négociations au sujet du nucléaire iranien. C’est en tout cas ce que pensent les analystes alors que des discussions ont lieu à Vienne dans le but de tenter de sauver cet accord qui a été signé dans la capitale autrichienne en 2015. Ebrahim Raïssi a ainsi affirmé qu’il ne permettrait pas de négociations pour le plaisir de négocier. Ce dernier précise cependant que toutes les négociations garantissant les intérêts nationaux de l’Iran seront certainement soutenues. Les investisseurs cherchent ainsi à savoir si les sanctions actuellement prises pour empêcher l’Iran d’exporter sa production de pétrole peuvent être allégées ou non, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur l’offre et donc sur les prix.

Du côté du gouvernement américain, la Maison Blanche indique qu’il n’y a pas de relation diplomatique avec l’Iran ni de projet de rencontre avec les dirigeants et estime que la personne en charge des décisions dans ce pays est le chef suprême.

Quant au léger recul du prix de l’or noir que l’on a pu observer juste après son envolée, il est notamment dû à la force du billet vert qui est la devise de référence des prix à l’international. Pourtant, la force du dollar depuis une semaine n’a pas empêché le record qui vient d’être battu par le baril de brut ce qui laisse penser que la demande reste élevée et non spéculative.