Le point sur la baisse des réserves et son impact sur les cours :

Ainsi et dans le détail, les réserves commerciales de pétrole brut aux Etats-Unis ont enregistré une forte diminution la semaine dernière soit sensiblement plus que ce à quoi s’attendaient les analystes. Il en va de même pour les stocks d’essence comme le précise le rapport hebdomadaire que l’agence américaine EIA a publié ce mercredi.

On apprend ainsi dans ce rapport que les stocks de brut ont été réduits de 3 millions de barils pour la semaine qui s’est terminée le 20 août. Les analystes tablaient quant à eux sur une baisse de seulement 2 millions de barils. Quant aux stocks d’essence, ils ont quant à eux baissé de 2.2 millions de barils contre une estimation de 1.5 millions de barils de la part des analystes.

La réaction du cours du pétrole brut a cependant été moindre après cette annonce qui aurait pu booster les prix puisque l’or noir avait déjà enregistré deux séances de gains successifs. Ainsi et vers 15h10 hier, le baril de pétrole brut américain WTI pour livraison en octobre se montrait stable à 67.54 dollars. Le Baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre enregistrait quant à lui une légère hausse de 0.46% à 71.38 dollars.

 

Cette baisse des réserves est-elle normale pour les analystes ?

Plusieurs analystes spécialisés dans le pétrole et les matières premières ont ainsi réagi à cette annonce en relevant notamment que les réserves commerciales de pétrole brut étaient tombées à leur plus bas niveau depuis le mois de janvier 2020.

Ces réserves sont également inférieures de 6% à la moyenne des cinq dernières années sur la même période. Mais cette baisse des réserves comparativement à la semaine précédente peut notamment s’expliquer par une légère hausse de l’activité de raffinage et une petite baisse des importations.

On retiendra en effet que l’utilisation des capacités des raffineries a une fois encore augmenté à 92.4% contre 92.2% la semaine précédente et contre 91.8% durant la semaine encore avant.

Du côté des importations, celles-ci montrent un recul à 6.15 millions de baril par jour contre 6.35 millions de barils par jour en moyenne lors des sept journées précédentes.

La semaine précédente, une hausse sensible et inattendue des stocks d’essence et la baisse des stocks de cette dernière semaine a donc de quoi rassurer les investisseurs et les marchés quant à la demande en provenance des automobilistes américains qui avaient démarré l’été très fort. Ainsi, la demande en essence a bondi à 9.57 millions de barils par jour contre 9.33 millions de barils la semaine précédente.