Le point précis sur la chute des cours du pétrole en ce début de semaine :

Ainsi et à l’ouverture de cette séance de mardi 23 mars 2021, le baril de pétrole Brent de la mer du Nord pour livraison en mai atteignait 62.16 dollars vers 11h45 soit une chute de près de 3.81% par rapport à sa clôture de la veille.

De l’autre côté de l’Atlantique et sur la Bourse de New-York, le baril américain de WTI pour livraison en mai et dont c’est le premier jour d’utilisation en tant que contrat de référence, perdait 3.72% avec une cotation à 59.27 dollars le baril.

Ainsi, pour ces deux contrats, c’est une perte de plus de 6% qui a été enregistrée durant la semaine soit une première en 2021.

 

La crainte de nouveaux reconfinements en Europe :

Selon certains analystes spécialistes du marché, les investisseurs semblent craindre que la demande de pétrole ne rencontre une nouvelle fois des difficultés dans les jours à venir à cause du retour de certaines mesures pour lutter contre la pandémie de coronavirus dans de nombreux pays.

On observe notamment ce phénomène en Allemagne, pays qui est confronté à une hausse importante des contaminations et à un nouveau variant bien plus létal du Covid et qui va se placer en verrouillage renforcé pendant tout le week-end de Pâques.

En France, ce sont déjà plus d’un tiers de la population qui est à nouveau confinée dont 12 millions de la région parisienne depuis samedi.

A cela vient s’ajouter les déboires rencontrés par le vaccin AstraZeneca qui continuent de rendre plus compliquée la donne en Europe dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 qui connait actuellement une accélération de la troisième vague de la pandémie.

Enfin, les mesures envisagées par Joe Biden aux Etats-Unis en faveur de l’environnement sont également suivies de très près par les investisseurs. En effet et deux semaines à peine après avoir signé l’important plan de sauvetage de 1 900 milliards de dollars, Joe Biden pourrait examiner cette semaine une proposition d’investissement de 3 000 milliards de dollars dont une partie dans les infrastructures pour stimuler l’économie et réduire les émissions de CO2 comme le rapporte le New-York Times lundi.

 

Une augmentation de l’offre en pétrole :

Notons également que les perspectives d’une offre de pétrole en croissance viennent ajouter encore davantage de pression sur les prix du brut. Ainsi et selon Fawad Razaqzada de Thinkmarkets, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole ou OPEP et leurs alliés par le biais de l’accord Opep +qui se retrouvent la semaine prochaine envisagent d’assouplir lentement leurs restrictions d’approvisionnement alors que la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis devrait s’accélérer.